Louis XV disait : « Ne disons point que nous voulons la paix mais désirons là comme le plus grand bien pourvu qu’elle puisse durer longtemps. Attendons ce qu’on nous dira. Ne négocions rien sur cela présentement avec nos Alliés. Si l’on nous prise aujourd’hui, c’est que l’on nous craint. Ne faisons mine que de vouloir faire la plus vigoureuse guerre. Il n’y a jamais que cela qui puisse amener la paix que je désire autant et plus que tout autre. »

On nous parle de Napoléon mais avons-nous perdu tant que cela la mémoire pour oublier les grandes victoires de nos rois et ce grand roi à cheval que fut Louis XV nommé « Le Bien-aimé ». Parlons du soleil de Fontenoy, de l’humilité et la grandeur d’âme du prince vainqueur, laissant attribuer le mérite de la réussite au Maréchal de Saxe, alors qu’il avait lui-même dirigé la stratégie victorieuse…
Napoléon, qui méprisait les Bourbons ne s’y trompa pas quand il écrivait : « Il faut reconnaître à chacun, ce qui lui est dû. La victoire de Fontenoy est dire à Louis XV qui est resté sur le champ de bataille. S’il eut repassé l’Escaut, comme le Maréchal de Saxe le voulait, la bataille était perdue. Les boulets arrivaient jusqu’au pont de Calonne…Si le Roi est resté, il en a tout le mérite. On ne comprend pas trop bien les dispositions du Maréchal de Saxe.».

Souhaitons alors être guidé par un grand homme comme le furent nos Capétiens et non comme les voleurs d’une république qui devant les dangers fuient vers l’étranger. Comprenez combien la révolution et la république vous ont menti. Le règne de l’usure et de l’argent dirige la république aux ordres du nouvel ordre mondial. Aucun régime n’est idéal, la leçon de Louis XV fut ce jour celle des grands chefs d’Etat. Il ne tient qu’à vous de le découvrir, en cherchant au fond de vous-même, ce qui fit de vos ancêtres des hommes qui jetaient leur tricorne dans les airs en s’époumonant du Vive le Roi, traversant les siècles. Car comme disait Marcel Jullian : « Peuple et Roi sont de droit divin ». Libérez-vous et brisez vos chaînes, vous comprendrez alors, que seul un Roi ouvre la voie de l’humanisme….
« Voyez ; je suis vieille, mais je suis belle ; mes enfants pieux ont brodé sur ma robe des tours, des clochers, des pignons dentelés et des beffrois…Ils passent, mais je reste, je suis leur mémoire…Regardez cette fontaine, cet hôpital, ce marché que les pères ont légués à leurs fils.Travaillez pour vos enfants comme vos aïeux ont travaillé pour vous. Chacune de mes pierres vous apporte un bienfait et vous enseigne un devoir… » Anatole France

SACR TV – Fontenoy 1745 – Quand la France dominait l’Europe

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